dimanche 11 novembre 2012

❛Mémoire❜ Late swallows, Delius à l'Amphithéâtre Bastille • 150° anniversaire de la naissance de "l'ermite de Grez sur Loing" (1862-1934).

Delius en 1912 : un portrait dû à son épouse Jelka, la petite-fille du pianiste & compositeur Ignaz Moscheles
Hier, samedi 10 novembre, se déroulait, à l'Amphithéâtre de l'Opéra Bastille, à Paris, dans le cadre de la programmation Convergences due à l'activité incessante de Christophe Ghristi, directeur de la dramaturgie de l'Opéra National, le second volet d'une des trop rares (si ce n'est seule...) manifestations consacrées - dans notre pays que cet immense musicien avait adopté - à la mémoire de Frederick Delius, né à Bradford (Grande Bretagne) voici cent cinquante ans.

Il est d'ailleurs hautement remarquable que l'unique institution parisienne à avoir consacré un minimum de temps à un hommage aussi indispensable, soit justement une maison envers laquelle il nous arrive d'être plutôt critique - en matière de production lyrique - depuis le changement de direction. L'honnêteté d'un chroniqueur étant de rendre compte des faits, ceux-ci sont présentement têtus, et n'appellent que des éloges. Quel dommage, toutefois, que les deux concerts initiés n'ait pas été intégralement dévolus à Delius, dont la production chambriste, riche et abondante, était à disposition !

Le Quatuor Danel y a offert (aux côtés d'un Quatuor de Grieg très bienvenu en raison de l'influence exercée, et surtout, avec le pianiste Nelson Gœrner, un Quintette de Schumann de haute volée) l'unique Quatuor pérennisé par son auteur (à partir de fragments d'inédits). Une partition de structure quadripartite certes classique - mais de contenu hautement personnel, née lors d'un retour en Angleterre, au plus fort du premier conflit mondial (1916). Sur la totalité de la place de Paris et sur toute l'année : c'était peu, mais c'était mille fois mieux que rien.


Notre inclination de toujours envers la musique britannique, nous donne le désir de partager avec vous cette transcription orchestrale, due à Eric Fenby, secrétaire du compositeur, de son admirable III° mouvement intitulé "Late Swallows" ("Dernières hirondelles")...

Une musique mordorée et nostalgique convenant à merveille à ce dimanche ambré d'automne, que nous souhaitons, à toutes et tous, excellent - de même que ces dernières semaines de l'année Delius. :)

 J. D.

 Le site "officiel" consacré à Frederick Delius, dû à The Delius Society.
 Une base de données "personnelle" très complète, due à Bill Thompson.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire